Paul* fait partie d’une espèce rare dont il ne reste presque plus que quelques specimens. Cette espèce a eu la chance de connaître la première édition de l’USI, en 2008, alors que nous ne comptions pas plus de 300 participants. Aujourd’hui il raconte son expérience, prodiguant, à qui veut l’entendre, quelques conseils précieux pour participer à l’USI. Voici son témoignage.

Bonjour, je m’appelle Paul et je suis un « vétéran » de l’USI.

Pour les newbies de l’USI, j’espère que ces quelques lignes vous seront utiles avant le grand moment !

Pour ceux qui sont déjà venus une ou plusieurs fois, n’hésitez pas à rebondir sur mes messages et donner à votre tour, votre propre retour d’expérience.

Conseil #1 : Ne pas laisser passer les (bonnes) idées…

Le programme des deux journées est intense et le rythme soutenu : vous vous en rendrez compte dès la première matinée.

Tout s’enchaîne très vite et le contenu est riche et varié.

 » Le plus difficile à l’USI, c’est de faire le lien entre les idées innovantes et étonnantes que l’on entend… et la réalité de notre quotidien. »

Là pas de miracle, votre mémoire risque de ne pas être assez vive pour tout enregistrer, en tout cas la mienne ne l’est pas !

Pour éviter de passer à côté de ces idées n’hésitez pas à noter tout de suite comment vous pourriez les traduire en action pour votre quotidien. La succession des orateurs fait que l’on oublie très vite, ne vous faites pas avoir !

talk

 

Conseil #2 : Profiter au maximum des keynotes et bien choisir les sessions…

Nul besoin de vous dire qu’il faut profiter au maximum des deux journées, et donc bannir toute réunion, traitement de mail (même votre boss) ou conf call qui pourraient vous distraire.

Il faut choisir son parcours, mais je vous rassure, vous pouvez le faire jusqu’au dernier moment sur place, en vous rendant dans la bonne salle. En revanche, les sessions les plus prometteuses sur le papier ne sont pas forcément les meilleures, et vice versa. La Magie du direct…

Certains des speakers sont biens connus des aficionados de l’USI : Chris Anderson pour son legendaire talk sur le “long tail” en 2010, Philippe Gabilliet nous avait produit un “Eloge de l’optimisme” mémorable ou encore Yves Morieux, directeur associé au BCG, les habitués se souviennent de ses sessions inspirantes… Et plusieurs autres encore.

Mais évidemment, il y aura aussi des nouveaux speakers cette année. Si vous n’avez pas vu passer le programme, vous les retrouverez sur le site relooké de l’USI.

programme

Enfin, même si tout est filmé et en ligne dès la fin de l’USI, l’expérience montre qu’on ne regarde pas tout l’USI après coup… On regarde quelques sessions qu’on a loupées, mais pas plus. Donc allez vers des sessions qui correspondent soit à vos préoccupations d’aujourd’hui, soit à des domaines que vous souhaitez découvrir.

 

Conseil #3 : Profiter des temps de pause pour échanger – don’t be afraid !

Le networking n’est pas le point fort des participants de l’USI. Pourtant tout est là pour nouer des relations…

L’instinct grégaire étant fort, il est probable que nous observions cette année encore le même phénomène : l’effet troupeau… par entreprise.

networking

Avis aux courageux :

  • Les speakers sont très abordables, souvent seuls au repas du déjeuner ou au café alors si votre niveau d’anglais vous l’autorise allez les voir et discuter de leur session… ou du beau temps.
  • Les participants des autres sociétés sont comme vous… timides mais mourant d’envie d’échanger avec vous… même ceux qui font partie du même secteur d’activité

Cette année, c’est plus de 1200 personnes qui souhaitent échanger alors profitez des pauses café, des déjeuners et de la soirée du 2 juillet qui est se déroule dans un cadre convivial.

 

Conseil #4 : Prendre du recul et agir à son niveau !

J’espère pour ma part que l’effet USI fonctionnera une fois de plus : sentir un grand courant d’air frais dans les neurones et prendre du recul par rapport à notre travail et notre environnement. Si tout se passe bien, vous devriez être fatigués mais revivifiés au terme des deux jours.

Pour éviter l’USI blues*, utilisons quelques idées pour commencer ou continuer à transformer notre entreprise (d’où l’importance du conseil #1 !). Et tout peut commencer par les décisions ou actions que nous allons prendre à notre niveau…

(*) Pathologie qui se déclare généralement le lendemain de l’USI, lors du retour au bureau et présente les symptômes suivants : pourquoi n’avons-nous pas chez nous des gens comme les conférenciers de l’USI ? Pourquoi semblent-ils parler d’un monde qui n’est pas le nôtre ? Pourquoi semblent-ils si passionnés et heureux des convictions qu’ils défendent ? Pourquoi n’ai-je pas moi aussi un Macbook Pro pour me connecter au Wifi de l’entreprise et récupérer mes documents de travail sur le cloud…

Se soigne principalement en passant à l’action… (pour le Macbook c’est un peu plus compliqué…).

actionaction2

 

Conseil #5 : l’USI la suite

Il est important de se rencontrer après l’USI pour voir comment faire vivre les bonnes idées entendues à l’USI. Toutes les bonnes volontés pour organiser un debrief sont les bienvenues.

Ayez donc en tête cette restitution en essayant de répondre à ces questions :

  • Quelles sont les idées les plus marquantes que vous aurez entendues ?
  • Quelles actions pouvez-vous lancer à court ou moyen terme (j’insiste sur le « vous », pas du faukon, yaka…) ?
  • Quelles rencontres intéressantes avez faites pendant les sessions de networking ?

 

Enfin quelques infos pratiques :

  • Pas de dress code particulier : certains viennent en geek, d’autres en boss…
  • Cette année, l’USI inaugure un nouveau lieu : le Carrousel du Louvre. Le déjeuner aura lieu dans le jardin des Tuileries, histoire de s’aérer un peu.
  • Le Carrousel sera couvert par un réseau WIFI dédié.
  • Pas mal de geeks twittent en direct pour réagir sur ce qui se dit dans les keynotes et les sessions… Si vous êtes twittos apportez votre matériel pour Twitter, facile c’est #USI2015

 

On se revoit à l’USI !

 

Paul*, aka vétérant USI

*la rédaction du Blog a volontairement choisi de changer le nom, souhaitant respecter l’anonymat et ne pas bouleverser la vie tranquille de Paul !

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