Participant aux éditions 2010, 2011, 2012 et 2013 de l’USI, j’ai eu la chance d’assister à de nombreuses conférences qui ont été des « sources d’inspiration » aussi bien personnelle que professionnelle. Certaines m’ont impressionné, d’autres m’ont ému et quelques-unes m’ont transformé.

Le plus difficile pour cet exercice est bien d’en choisir une ! Entre Simon Sinek et son « Start with why », Yves Morieux et le désengagement actif, la sagesse d’Albert Jacquard, l’air menaçant de Juan Enriquez, l’humour de Luc de Brabandère, l’excentrisme de Philippe Starck, la leçon de vie de Michel Serres, l’aventure de Jim Lovell,  bien d’autres sujets et d’autres personnalités qui sont autant de souvenirs, je ne sais que choisir.
Sans oublier tous ces grands noms de l’IT, plus proches de mon milieu professionnel : Vint Cerf, Leo Apotheker, Chris Anderson…

Mais il ne faut en retenir qu’une. Alors, j’en ai choisi une qui m’a beaucoup marqué et qui a changé ma façon de voir l’avenir.

Très éloigné de mon quotidien professionnel – je suis architecte SI – je ne m’étais jamais intéressé de près ou de loin au sujet de cette conférence : la techno-médecine. Je ne connaissais d’ailleurs pas non plus le conférencier : le Docteur Laurent Alexandre. C’est donc sans aucun à priori que j’ai découvert les perspectives futuristes énoncées par Dr Laurent Alexandre.

En appliquant la loi de Moore à la recherche en génétique, l’étendue des progrès médicaux rendus possibles grâce aux technologies sera telle que, dans un avenir pas si lointain, il serait non seulement possible de guérir les cancers et les maladies génétiques mais aussi d’améliorer l’humain.

 

La démocratisation de la puissance de calcul des ordinateurs va permettre à la recherche médicale de développer de façon exponentielle les connaissances du génome et le traitement des maladies génétiques. Il s’en suivra alors non seulement un allongement de la durée de vie mais aussi une vieillesse dans de meilleures conditions physiques. Au-delà des prouesses technologiques et médicales, c’est d’une transformation totale de notre société dont il est question : de nouveaux usages, de nouveaux business model, une nouvelle société…

Et ce changement, cette transformation, n’est pas sans danger et pose de nombreuses questions d’éthiques. Jusqu’où s’arrêtera l’humain ? Accepterons-nous le transhumanisme ?

La distance entre la science-fiction de « Bienvenue à Gattacca » et la réalité de l’humain 2.0 se réduit à une vitesse que je ne soupçonnais pas.

Pourquoi j’ai été marqué par cette conférence ?
Sans doute parce que je suis aujourd’hui à peu près à la moitié de ma vie : je vois grandir mes enfants en me demandant dans quel monde ils vivront et je vois vieillir mes parents et ma famille avec la maladie qui en touche certains. Moi qui voyage entre deux âges, comme le chantait Brassens, je vois qu’à ce jour, il reste encore beaucoup de choses à apprendre pour maîtriser et soigner les maladies. Je me demande quels seront les progrès médicaux d’ici 20 ou 30 ans quand, à mon tour, je risque d’en avoir besoin. Et je suis certain que mes enfants profiteront d’une vie meilleure, mais jusqu’à quel point ?

Depuis, j’ai à plusieurs reprises discuté avec mes amis et mes collègues de cette conférence ;  je me suis intéressé aux travaux du Dr Laurent Alexandre, j’ai lu certains de ses livres et je suis plus attentif à l’actualité des progrès médicaux.

Cette conférence du Dr Laurent Alexandre, c’est une fenêtre ouverte, un courant d’air faisant voler les idées établies et apportant une bouffée d’air frais, de nouvelles idées, de nouvelles perspectives.

La techno-médecine – Laurent Alexandre à l’USI

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