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4 Responses to “(FR) Interview Christian Fauré : “La technique est à la fois notre poison et notre remède””

  1. Olivier Penhoat

    Analyse très intéressante et lucide.

    Je vois tout de même quelques exceptions qui illustrent le fait que parfois le “social” est capable de disrupter le “technique”, malheureusement elles résident essentiellement en la construction de l’histoire de France de l’après guerre et de son industrialisation – système de santé, acquis sociaux – donc… le passé.

    Merci pour cet article qui fait bien aux neurones.

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    • blog-usi

      Merci pour votre commentaire.
      Effectivement, vos exceptions démontrent bien que le social peut également avoir le rôle de “locomotive”.
      L’ajustement semble cependant avoir été moins difficile dans ce sens, qu’en pensez-vous ?

      A bientôt sur notre blog !

  2. Jean-Luc Wippler

    Je crois que le mot clé ici est ‘composition’ (et non opposition), ce qui résonne dans ma pauvre tête d’architecte système. Ce qui renvoie à la dialogique (chère à Edgar Morin) … Ainsi que la vision ‘systémique’ entre système social et système technique (boucles causales, rétroaction et … donc délais). Merci pour ce propos intelligent qui éclaire la vision que nous pouvons avoir sur la digitalisation du monde qui nous entoure.
    Histoire de pimenter ce passionnant débat, voici deux citations d’auteurs (souvent controversés) et leur regard sur la ‘machinisation’ du monde, exprimant ainsi leurs craintes ou leur suspicions.

    “Comme la raison d’être des machines réside dans la performance, et même dans la performance maximale, elles ont besoin, toutes autant qu’elles sont, d’environnements qui garantissent ce maximum. Et ce dont elles ont besoin, elles le conquièrent. Toute machine est expansionniste, pour ne pas dire « impérialiste », chacune se crée son propre empire colonial de services […] Et de ces « empires coloniaux » elles exigent qu’ils se transforment à leur image de machines ; qu’ils « fassent jeu » en travaillant avec la même perfection et la même solidité qu’elles ; bref , qu’ils deviennent, bien que localisés à l’extérieur de la « terre maternelle » […] comachiniques. La machine originelle s’élargit donc, elle devient « megamachine » […]”
    Günther Anders, Nous, fils d’Eichmann

    « L’Homme s’était asservi à la Machine, tout autant qu’il l’avait asservie à ses désirs. Il s’était laissé co-machiniser, en toute connaissance de cause. Il était devenu partie intégrante du piège que recèle, par définition, toute machine, surtout si elle devenue un Monde. Lorsque la Machine-Monde, par un moyen ou un autre, programma sa propre disparition, elle commença d’entraîner vers l’abîme tout ce qui restait d’humanité dans sa matrice universelle.
    Faire partie du piège n’est pas le meilleur moyen d’y échapper. »
    Maurice G. Dantec, Grande Jonction

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    • blog-usi

      Merci beaucoup pour votre commentaire et ces deux citations qui complètent et ouvrent de nouvelles perspectives au débat.

      Nous nous permettons de vous recommander le talk d’Edgar Morin à l’USI 2014 :
      http://bit.ly/1SW095k

      A bientôt !

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