Une chronique de Ludovic Cinquin, Directeur général d’OCTO Technology

 

Dans un monde qui change, le cadre managérial de l’entreprise traditionnelle apparaît de moins en moins adapté. Critiqué pour son caractère infantilisant et excessivement contraignant, il se révèle contre-productif au regard des enjeux actuels.

Pour rendre l’entreprise plus efficace collectivement et épanouissante individuellement, de nouveaux modèles de management émergent, comme celui de l’entreprise libérée, popularisé par le professeur Isaac Getz : dans ce système radical fondé sur la confiance et l’autonomie, chacun a la liberté des actions qu’il estime les plus bénéfiques pour l’entreprise. Le risque est cependant de tomber dans un rejet sans nuance du management alors que parvenir à tirer le meilleur de ses équipes est plus que jamais une nécessité. Les bouleversements technologiques et sociétaux de l’ère digitale ne signent pas la fin du management mais en exigent une complète remise à plat.

Ludovic Cinquin à la conférence USI Events

Le management vise à définir l’organisation et les moyens qui permettront à l’entreprise d’atteindre ses objectifs en fonction des ressources dont elle dispose. Pour l’industrie du début du XXe siècle, le défi était de parvenir à fabriquer en masse des produits complexes avec une productivité et une qualité suffisantes, ainsi qu’une main d’œuvre très peu qualifiée. Des processus fractionnés, des gestes simples, des règles strictes, une rémunération attractive… Le taylorisme constituait une réponse adaptée aux produits, à la main d’œuvre, mais aussi à la réalité de l’entreprise de son temps, mettant pour la première fois en évidence ces trois dimensions qui demeurent au cœur de toute approche managériale.

Lire la suite sur Hbrfrance.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *